L’école de Nancy

Nancy, fin du 19ème siècle, une croissance record… Une des conséquences de la guerre de 1870 est l’installation à Nancy de nombreux Alsaciens et Lorrains qui fuient les provinces occupées.

Certains sont industriels et rapatrient sur la ville, usines et matériel. Ils sont souvent suivis par leurs ouvriers. Entre les années 1880 et 1914, La population de Nancy double. Les loyers augmentent, la ville se développe considérablement. Le formidable essor économique bouleverse profondément le tissu social de Nancy. La population ouvrière se réfugie dans les immeubles de la Vieille Ville, de la Ville Neuve. Le nombre des hauts fonctionnaires de l’administration ou des cadres supérieurs des nouvelles entreprises est multiplié par quatre à la fin du siècle. Il faut donc construire de nouvelles habitations. Entrepreneurs et architectes croulent sous les commandes. Les artisans d’art doivent répondre aux nombreux désirs de cette nouvelle clientèle fortunée qui souhaite manifester sa récente réussite par la décoration d’intérieurs luxueux. Verriers, ébénistes, céramistes, architectes, sous l’impulsion d’Emile Gallé, vont lancer un nouveau mouvement artistique et industriel, un mouvement qui va bouleverser la ville et donner une nouvelle image à l’Art Nouveau naissant, l’École de Nancy… L’Ecole de Nancy aujourd’hui… Les traces de l’Ecole de Nancy sont disséminées et noyées dans la ville. Elles sont partout, mais à la fois peu visibles, car les bâtiments ont été détruits partiellement ou totalement. Il est finalement assez difficile d’imaginer une visite cohérente, sans déplacement, pour admirer les chef d’oeuvres dispersés géographiquement. D’où l’intérêt de ce PCPL, qui peut se permettre de briser la notion d’espace et de déplacement, pour se créer une visite harmonieuse et structurée.

PCPL116_EXCELSIOR
PCPL116_GRUBER
PCPL116_MAISON_BERGERET
PCPL116_PARC_SAINTE_MARIE1
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La carte